Les causes profondes du chômage

Publié le par mayiloubrialy

Très tôt dans l'histoire l'homme a manifesté le désir de modifier l'état initial des choses qui l'entourent. Cette activité est venue à être qualifiée de travail. En effet, puisque la nature laissée à elle-même tend vers l'entropie, elle a impérativement et perpétuellement besoin que son état initial soit transformé par l'homme. En partant de cette hypothèse, il est clair que le chômage est contre nature. Or, il s'avère qu'une minorité d'hommes se sont emparé des principaux moyens de production et ont commencé à dicter leur loi depuis l'avènement du capitalisme (et peut être même bien avant). C'est justement cet état de choses qui a fait qu'il faut maintenant avoir tacitement leur autorisation pour transformer la nature (à moins d'avoir ses propres "terres" et pratiquer l'activité vertueuse promue par les physiocrates). Ainsi, on peut sans l'ombre d'un doute affirmer que le chômage est du fait de l'homme lui-même... Si chaque être humain avait à sa disposition des moyens de production adaptés à ses besoins, il n'y aurait aucun avare dans ce système qui chercherait à licencier des pères de famille pour préserver la rémunération de son capital.
Je me suis donc interrogé ces derniers temps s'il n'était pas possible de bâtir ce qu'on pourrait appeler "la loi de l'intrinsécité du travail à la nature"(j'entends par là "travail rémunéré" bien sûr). Le néologisme "intrinsécité" pourra paraître étrange car le Littré ne l'accepte pas encore. Comme vous vous l'êtes aperçu, j'ai dérivé ce mot de l'adjectif "intrinsèque" (du latin intrinsecus) qui évoque le fait naturel qu'une chose soit à l'intérieur d'une autre ou liée à une autre. L'intrinsécité du travail est donc une notion relative qui voudrait que le travail soit intimement lié à quelque chose et que tant que cette chose existe, le travail le soit aussi. On pourrait donc en termes simples le dire comme suit: "Le travail est intrinsèque à la bonne marche de la nature". Sans travail des hommes (et même par extension celui des animaux), le monde serait comme la surface de la lune ou de Mars...
Venons maintenant à ce qui pourrrait paraître simpliste mais profond:

 

Pour qu'on puisse obtenir un produit fini ayant une valeur marchande, il faut combiner un travail à l'état initial de la chose qui tient d'objet de travail.
On pourrait donc modéliser cela comme suit: soit X l'état initial de la chose à transformer et Y le genre de travail qu'il faut pour aboutir à un état final, et; Z cet état final (ou produit fini), on peut former la relation suivante: X+Y=Z (1). Or le travail à effectuer et l'objet de travail sont des concepts "égalitaires". Autrement dit, on ne peut comparer le travail à l'objet du travail en terme de priorité. Pour avoir l'état final, il n'y a pas de primauté de X sur Y. Les deux sont importants au même degré pour avoir Z. On peut donc poser: X=Y ce qui implique:

X+Y=2Y=Z

Donc, l'état final obtenu après le travail est un concept "paritaire". Autrement dit, Z est un en réalité un nombre paire. Or pour que ce soit le cas, il faut forcément que les conditions suivantes soient réunies:
- X et Y sont pairs; ou
- X et Y sont impairs (puisque la somme de deux nombres impairs donne toujours un nombre pair).
Admettons maintenant que X et Y soient impairs et attribuons leur des valeurs successives. On aura:
- Pour X=Y=1; Z=2;
Pour la suite:

3+3=6
5+5=10
7+7=14
9+9=18
11+11=22
13+13=26
...........
1 333 333+1333 333=2 666 666
1 333 335+1 333 335=2 666 670
............
On a donc une suite de terme général : Zn-Zn-1=4; donc: Zn=Zn-1+4. La succession du travail serait donc en réalité une suite arithmétique de raison 4 ( Sauf que le mystère demeure sur le chiffre 4...).
En définitive, il y'a chômage lorsque X et Y ne se rencontrent pas (alors que leur rencontre serait tout à fait naturelle). Ainsi pour qu'il y'ait chômage, il faut que Z soit diminué de Y soit: Z'= Z- Y (2) (Z' étant la variable chômage). En reprenant les équations (1) et (2), on a le système d'équations suivant:

 

X+Y=Z


Z-Y=Z'  ,

donc Z+Z'=Z+X. ou simplement: Z'=X (3). On peut donc dire que le chômage est simplement synonyme de l'état initial des choses. Ainsi, en partant de l'hypothèse que X et Y sont impairs, on en déduit donc que Z' est aussi impair.

Pourquoi toute cette démarche? Simplement nous savons tous que la parité est le symbole de la justice et donc l'imparité celui de l'injustice. Si Z' est impair et Z est pair, cela veut tout simplement dire que le résultat d'un travail rémunéré est le produit de la justice et que le chômage résulte d'une injustice dont est victime celui qui est prêt à vendre sa force de travail. Ainsi, tout ce que nous venons de démontrer montre simplement que le chômage (qu'il résulte d'un plan de restructuration, d'une délocalisation ou d'une baisse d'activité) est le fruit d'une injustice. De surcroît, la terre entière regorge encore d'énormes ressources qui sont loin d'être épuisées et que se partage seule une poignée d'hommes.

En conclusion, nous savions depuis longtemps que le chômage trouvait réellement sa cause dans l'injustice humaine, mais, cette petite démonstration, aussi ludique pourraît-elle paraître; vient encore le confirmer.

Toutefois, il est possible en partant des mêmes hypothèse d'approfondir le sujet en incluant d'autres paramètres comme le taux d'inflation, les coûts salariaux etc.

 

 

 

 

 

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Commenter cet article

Brialy 24/01/2016 18:49

Update:la difference 4 dans la relation Zn-Zn-1 n'est pas un mystere. En effet, la difference entre deux nombres impairs successifs donne toujours deux, aussi, la difference de leur double donne naturellement 4.